L’art subversif empreint de surréalisme sombre de D’zart mobilise et détourne les figures d’icônes afin de leur insuffler une identité profondément algérienne.

Né à la fin des années 1980, D’zart est issu d’une famille d’artistes aux origines algériennes et russes. Marqué par son environnement insolite, il entreprend des études d’art classique à Mostaganem et en art graphique et industriel à Alger. Il travaille ensuite entre autres en tant que graphiste, directeur artistique et illustrateur en Europe.

D’zart est un mix entre deux mots « Dzair » et « Tsar », car mes deux origines sont très importantes pour moi. Si l’Algérie est au cœur de mon travail, la Russie aussi coule dans ma plume et mon sang.

Les larmes dorées représentent nos richesses perdues à jamais par l’ignorance.

En détournant un élément fondamental du catéchèse orthodoxe (la représentation des personnages saints à travers des icônes symbolisant la pureté), D’zart crée des archétypes issus de la société algérienne. L’arabe algérien se même avec harmonie à des motifs issus du patrimoine amazigh, tandis que la beauté des œuvres de l’artiste se conjugue avec la gravité des messages exprimés.

D’zart mobilise également dans ses œuvres le crâne humain en raison de son universalité, au-delà des différences de genre, de religion ou d’ethnie. L’artiste puise son inspiration dans la société dans laquelle il vit et ses contradictions. Il explore dans ses œuvres notamment le nationalisme, même dans l’exode, les injustices, ou encore la place de la femme au sein du foyer et dans la société.

A travers ses portraits sur support numérique à l’esthétique éthérée, c’est le regard de l’illustrateur et du designer graphique sur la société algérienne qui se dévoile.

Pour découvrir les œuvres de D’zart en vente, c’est par ici. Pour explorer les œuvres de l’artiste : Facebook |Instagram

Oeuvre : Ember Heart قلبي جمر